Exposition chez DELAS Frères du 08.07.17 au 30.09.17

« Tout le monde autour de moi sortait du berceau pour aller dans la jungle. Là où se confrontent les hommes et les femmes, là où la compétition règne, où les batailles se gagnent et parfois se perdent. Après le lycée, il fallait choisir un chemin, j’avais préféré chercher le mien ailleurs dans la vraie jungle, celle de la vie, au travers de rencontres, d’aventures et de découvertes.

L’atmosphère débordait de richesses comme les mangroves envahissent les rivières. J’apprenais un langage comme on étudie un codex pour déchiffrer une culture ancienne. Je côtoyais alors les descendants des civilisations de la méso-amérique et ceux de la conquête espagnole. Je contemplais les symboles qui arboraient les temples, je participais à un rituel imaginant le son des frappes sur les peaux tendues des bêtes sacrifiées. J’assistais au réveil des civilisations perdues.
3 ans plus tard, l’abondance de cette culture allait faire naître en moi une effervescence artistique incontrôlable.

Puerto Escondido, Oaxaca, C’est la-bas que tout à commencé…2007. Il y a tout juste 10 ans, je quittais le Mexique, ma deuxième famille, la seconde vie que j’avais créé pendant toute une année touchait à sa fin. Comme si j’avais atteint le cycle des 4 années du calendrier aztèque, Les derniers jours se comptaient en grains de sable fin, le sablier s’était écoulé et j’allais enfin retrouver ma belle France, une routine froide et incertaine. Dans mon sac de voyage, j’avais conservé assez de souvenirs et d’objets insolites, ainsi je pouvais sentir la chaleur de Puerto, même dans les jours les plus froids. C’est un peu comme si le dieu du Soleil avait pris soin de me raccompagner. Huitzilopochtli, c’est le nom imprononçable de ce dieu Aztèque. Mais mon obsession penchait pour le puissant Quetzalcoatl, la fameuse divinité du vent représentée par un serpent à plumes de Quetzal. Avec l’apprentissage de l’illustration, de la peinture, et de l’histoire des Arts, mon intérêt pour les Arts Précolombiens puis l’Art des civilisations en général allait grandir. Bientôt, l’art urbain me permettait d’exprimer librement mes émotions sous les yeux curieux ou indifférents des passants, favorisant des réactions, créant des émotions, causant de l’émoi.

Pandora avait répandu les maux de l’humanité en ouvrant la jarre. J’avais ouvert la mienne pour faire naître mon univers, la jarre de l’inspiration. J’avais quitter mon nid…un sentiment de liberté, le quetzal avait pris son envol. »

Quetzilla

Après avoir exposé à Lyon, à Paris et à Londres. La Maison Delas Frères accueille Quetzilla pour sa première exposition en Ardèche, à Saint Jean de Muzols dans le village de son enfance. L’artiste urbain revient sur les origines de son art à travers ses expériences, sa curiosité concernant les mythes et civilisations du monde. Du street art à la toile, Quetzilla dévoile à travers ses émotions, les origines de sa démarche artistique.

« Everybody around me was leaving the cradle to the jungle. Where men and women face, where competition reigns, where battles get won, and sometimes lost. After high school, I had to choose a way, I’d rather find my own, elsewhere in the right jungle of life, by meeting people and exploring new places.

The atmosphere was overflowing resources as mangroves invade rivers. I was learning a language as we study a codex to decode an antique civilization. I was dealing with descendants from the mesoamerican civilization and the Spanish conquest. I was contemplating symbols on temples, taking part of a ritual, dreaming of the sound of bongos made of sacrificed animals. I was being part of the rise of lost civilizations. 3 years later, the profusion of this culture was emerging in a part of myself as an out of control artistic effervescence.

2007 in Puerto Escondido, Oaxaca State. 10 years ago, I was leaving Mexico, my second family, the second life that I’d created during a year was ending. As if I had reached the Aztec Calendar 4 years cycle. I was counting the last days like thin grain of sand. The sand glass was running out. I was about to go back to my beautiful France, a cold and unpredictable routine. I had kept enough memories and unordinary artefacts in my suitcase, to feel the heat of Puerto, even during the coldest days. It was like the Aztec god Sun had taken me home. (His hard to pronounce name is Huitzilopochtlil). But I was more obsessed by the famous divinity of the wind, know as the magnificent Quetzalcoatl, represented by a Quetzal plumed snake. My interest for Pre-Columbian Arts, and then, Arts from Civilizations in general, was about to grow with illustration learning. Soon, I was doing urban art to express my emotions. People were getting a keen or indifferent eye, creating reactions and different kind of emotions.

Pandora had spread over humans sorrows from the jar. I had opened mine to give birth to my world, the inspiration jar. I had left my nest…I was feeling free and the quetzal was taking off. »

Quetzilla

Delas Frères wine house introduces the first Quetzilla solo exhibition, at Saint Jean de Muzols in Ardeche. his childhood town. Quetzilla has exhibited in Lyon and London. The painter and street artist come back to his origins with his last work, through his experiences and his curiosity around Myths and World Civilizations. From street art to canvas, Quetzilla shows the origin of his artistic approach and emotions.

« La Piedra Del Sol » –
100x100cm – Spray Paint/Posca – 2017